Galacho de Juslibol
Le Galacho de Juslibol est un espace de grande valeur de paysage, Écologique et culturelle situé à 5 kilomètres en amont de la ville de Saragosse sur la rive gauche de l’Èbre. Celui de Juslibol avec ceux de la Alfranca, Pastríz, la Cartuja et el Burgo de  Ebro forment les galachos de l’Èbre, des méandres abandonnés par le fleuve après un changement de débit ou après une crue. Dans tous ceux-ci, on trouve des eaux claires et une faune et une flore aquatique intéressante ainsi que des forêts de rive luxuriantes. Dans le cas du Galacho de Juslibol, il fut formé après l’inondation de l’Èbre en 1961 et c’est actuellement une zone de passage d’oiseaux migrateurs et de rapaces. Èbre, Galacho et lacs constituent une zone humide de grand intérêt qui occupe plus de 100 hectares et protégée par le Projet MaB de l’Unesco. Toute son extension est dominée par un grand escarpement ou tracé sur couches de gypses, dont la partie supérieure voit s’étendre un territoire de steppe qui s’élève jusqu’aux hauteurs de la Butte del Castellar. La conjonction des eaux, des rives et le rocher forment trois écosystèmes riches pleins de vie. Dans le Galacho nous pourrons profiter également d’un ensemble de paysages de grande qualité esthétique avec des lacs situés entre l’ancien lit du fleuve et l’actuel; le bois ou forêt de Ribera où des saules, des peupliers, des peupliers noirs, des frênes et des aulnes cohabitent avec des arbustes et des lianes dans une authentique forêt vierge, refuge exceptionnel pour la faune; le fleuve Èbre, dont les crues régulières inondent tout l’espace et avec les eaux souterraines alimentent le Galacho et les lacs; les riches vergers traditionnellement utilisés pour cultiver de la luzerne, des légumes, des fruits et des céréales ; l’escarpement de gypse, avec plus de 40 mètres de haut et sculpté par l’action érosive du fleuve, du vent, de la pluie et de l’homme ; et la steppe située dans la zone supérieure de l’escarpement avec une ambiance sèche à laquelle se sont adaptées les espèces végétales et la faune, très différentes à celles des zones humides. © Prames
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