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Reportages Thématiques / Les Paysages steppiques en Aragon

Si nous consultons le dictionnaire de la royale académie de la langue, et nous regardons le sens du mot steppe, nous trouvons la définition à laquelle pense tout le monde : "terre inculte plate et de grande dimension".

Cette idée de terrains stériles, sans vie ou sans charme et celle que l'on a depuis longtemps. Pour les autorités c'était des terrains déserts, qu'il fallait rentabiliser, ainsi nombre d'entre eux furent défrichés pour les mettre en culture.

Cependant, la steppe est un écosystème riche, plein de vie, avec une grande variété ornithologique ; mammifères, micro mammifères et d'innombrables invertébrés, très typiques de la région. Mais le plus spectaculaire, c'est que sous cet aspect de désert, ce fantastique territoire héberge une incroyable diversité de plantes.

La steppe est un écosystème très présent sur le territoire aragonais. Il s'agit de grandes étendues plates où l'horizon se confond avec la voûte céleste, bien qu'apparaissent aussi des collines, des côtes, des vallées et des ravins, en alternance avec les petites ondulations du terrain. Ce sont des endroits semi-désertiques où l'eau est un bien rare, ce qui fait que le réseau de rivières reste peu ou pas développé. Les sols sont pauvres et parfois avec un haut degré de salinité où seules les espèces végétales adaptées à ce milieu peuvent résister. En plus, en général ce sont des terrains endoréiques, où le peu d'eau s'accumule dans les zones les plus enfoncées, imperméables, formant des lagunes salées.

Donc, il s'agit d'un endroit assez hétérogène où poussent de grands champs de céréales. C'est un paysage ouvert où la végétation n'est pas d'une grande densité et où l'on voit des genévriers solitaires, des collines repeuplées de pins et des lagunes blanches salées

Les préjugés sur ces steppes, terrain qui en principe pourrait paraître désagréable au voyageur, a changé avec le temps, et maintenant on apprécie autant sa grande valeur écologique, que son paysage, même si la solitude et le silence feront frémir le promeneur.

On remarque un riche contraste de couleurs entre les terres et la végétation, bien que ce soit le blanc qui s'impose entre toutes, car dans sa grande majorité, la terre est blanche. Les steppes ne sont pas le type même de l'endroit idéal pour se promener, celui où l'on pourrait voir des montagnes couvertes de neige, des prés verts et des bois jaunes de hêtres, comme sur les calendriers ou les cartes postales.

En Aragon, les nombreuses zones de steppes se concentrent autour de la vallée de l'Ebre. Les plus importantes sont celles des Monegros, celles des plaines et steppes de la rive droite de l'Ebre, celles des monts et lagune de Gallocanta, et celles de la zone d'Alcañiz, Calanda et Chiprana.

Tous ces endroits sont inclus dans le réseau Nature 2000 et catalogués comme ZEPA (zone de protection spéciale des oiseaux) et LIC (Lieu d'Intérêt communautaire). Ces entités juridiques ont étés créées pour garantir la conservation de la richesse biologique.

Dans la steppe, l'environnement physique est restrictif pour le développement de la vie à cause de la pauvreté du sol, des hautes températures et du vent fort, qui ont restreint les espèces végétales qui peuvent y vivre. En général ce sont des espèces ligneuses, qui se sont adaptées aux rares et irrégulières pluies, développant de surprenants systèmes de survie. Un de ces curieux mécanismes est d'avoir une taille basse qui offre moins de résistance au vent et donc une "transpiration" moindre. Ces espèces ont aussi une puissante racine capable de trouver de l'eau à une grande profondeur. Mais, ce qui est peut être le plus spectaculaire, c'est qu'elles sont capables de contrôler leur cycle de croissance, disparaissant durant les saisons les plus défavorables. La majorité de ces espèces sont autochtones, ce qui souligne bien la grande valeur biologique de ces zones arides.

Les espèces végétales les plus abondantes sont : Le chêne kermès, le nerprun, le thym, la camomille, le romarin, l'ajonc de Provence, le genêt blanc, le tamaris, l'alfa, les genévriers, les sabines ainsi qu'une grande variété de graminées, comme le sparte. De plus, le sol est recouvert par d'abondants lichens qui généralement présentent d'attractives couleurs jaunes et blanches.

Mais la majeure partie du sol est couverte par un épais manteau de céréales que l'on cultive très bien dans ces zones steppiques.

Le terrain est composé de gypse, ce qui lui donne cette couleur blanchâtre très caractéristique, tout comme les efflorescences de sabines qui, quand le vent sèche toute humidité, laisse le sel à la superficie. L'argile est aussi un autre composant du sol de steppe. Précisément, c'est dans cette matière que se produit un phénomène caractéristique de ces sols : les crevasses de rétraction (cuarteado). Ce curieux procédé se produit quand l'argile humide se sèche, créant ainsi un réseau en polygones qui parfois atteint plusieurs kilomètres carrés, produisant un beau spectacle.

D'autres formations curieuses du site sont les ravines situées sur les pentes nues, de grés et de conglomérats, où se dessinent des formes capricieuses, et aussi les petits ravins produits par l'écoulement superficiel des rares pluies torrentielles.

Pour ce qui est de la faune, le grand développement des espèces dans des conditions si spéciales est spectaculaire. Les invertébrés sont les plus abondants, mais il est surprenant de voir une grande quantité d'oiseaux fréquenter ces lieux. En ce qui concerne les mammifères, bien que moindres, ils sont relativement nombreux. Parmi ces derniers, il faut signaler les souris, les rats, les taupes, les lapins, le lérot, les lièvres et les renards.

Les oiseaux dans ces steppes aragonaises sont nombreux autant en nombre qu'en espèces. Des rapaces, il convient de signaler le vautour blanc, le milan royal et son proche parent le milan noir qui normalement fait son nid dans les pins ou les proches rochers. Les balbuzards pêcheurs se concentrent dans les zones où il y a des barrages ou des lagunes. Nous pouvons voir dans la région, aussi, d'autres rapaces comme le busard cendré, l'aigle royal ou le faucon crécerelle et crécerellette. Ce dernier, non seulement n'émigre pas en Afrique comme le fait le crécerelle, mais il agrandit sa colonie avec des individus venus du centre de l'Europe, cherchant un climat meilleur en hiver.

Les oiseaux nocturnes sont aussi présents : la chouette, le petit duc, ou le hibou grand duc. Il faut ajouter à ces derniers l'étourneau unicolore, le coucou geai, le crave à bec rouge, le colin, la perdrix, le pigeon colombin et le pigeon biset. A part ce grand groupe, on peut voir des oiseaux typiques des steppes comme la ganga cata aux couleurs vives, ainsi que la fauvette, la ganga unibande, l'outarde canepetière, l'œdicnème criard au superbe aspect et la grande outarde. Sans aucun doute, il existe un oiseau qui sort du commun, l'alouette de Dupont. Ce petit oiseau fut reconnu en 1988, quand le S.E.O (société espagnole d'ornithologie) fit une étude intensive de cette espèce. On découvrit qu'on ne la trouvait pas seulement en Afrique du nord, mais qu'elle faisait bel et bien son nid dans la péninsule ibérique, et que c'était dans la vallée de l'Ebre que l'on trouvait la plus grande quantité de spécimen, environ 13.000. C'est un nombre qui diminue, car c'est un animal qui choisit son habitat loin des champs cultivés, et comme ceux-ci augmentent de plus en plus, cela restreint l'espace disponible pour l'animal.

Les oiseaux abondent dans la steppe, mais le type d'animal qui pullule sur ce terrain, ce sont les invertébrés. Ils exploitent toutes les ressources de la steppe, c'est pourquoi parfois il est possible de les voir en grand nombres, occupés à leurs besognes. Ce sont souvent des espèces autochtones des zones steppiques d'Aragon, ainsi que d'autres qui se trouvent seulement dans les steppes d'Asie centrale.

Dans les zones steppiques, certains endroits sont plus enfoncés ; il s'y forme des flaques, des mares ou des lagunes saumâtres que l'on appelle traditionnellement "salées"(saladas). Ce sont des zones qui n'ont pas une irrigation naturelle et se trouvent généralement sur des terrains argileux qui ne dépassent pas le kilomètre carré d'extension. On les appelle "salées" à cause de leur aspect blanchâtre conféré par l'accumulation de sel dans le sol, surtout lors des saisons de grandes évaporations. Ces "salées" sont un grand spectacle à voir quand, au printemps ou en été, elles sont presque asséchées. Surtout à l'aube, quand l'humidité forme une fine pellicule d'eau qui couvre la superficie, où se reflète la voûte céleste comme s'il s'agissait d'un miroir.

L'organisation de la végétation qui entoure ces lagunes est très particulière, en effet elle est disposée en cercles concentriques autour des "salées", selon la tolérance à la salinité et le taux d'humidité au sol qu'elle supporte. Ainsi, dans les zones le plus proches, qui se trouvent temporellement embourbées, poussent la salicorne et la salsola kali.

En forme de cercle, un peu plus éloignés du centre et à des endroits qui ne s'embourbent presque pas, poussent des joncs ou des arbustes, comme les tamaris ou les spartes. Pour finir, aux endroits secs, où la salinité est moins agressive, la végétation redevient la même que dans toute la steppe.

En ce qui concerne les animaux qui habitent les "salées", ce sont des amphibiens, comme les crapauds ou les grenouilles ou des reptiles comme les lézards hispaniques, les lézards et les salamandres, tous s'alimentent de la grande variété d'insectes qui se trouvent aux alentours.

Les "salées" les plus connues sont celle de la laguna de Gallocanta, celle d'Azaila , le réseau de lagunes salées de Chiprana, celle de Calanda ou celles d'Alcañiz.

La réduction de la superficie des steppes, due à l'augmentation des zones de cultures, les diverses infrastructures ainsi que la spéculation immobilière, peuvent amener certains environnements (végétal et animal) à l'isolement, ce qui conduirait à leur disparition.

D'avantage d'information:

  • Colección Rutas CAI - Nº 40 Las estepas en Aragón Edita CAI – PRAMES.
  • Natura 2000
  • Coordinador : Pedrochi Ranault, Cesar. "Ecología de Monegros". Editan: Instituto de Estudios Altoaragoneses y Centro de Desarrollo de Monegros.
  • Coordinación : Conde Campos, Olga y Pérez Collados, Carlos. " El galacho de Juslibol y su entorno. Un espacio singular". Editorial: Ansar. Asociación Naturalista de Aragón.
  • Coordinación y diseño de la colección: Pellicer, Francisco. "Las Saladas de Alcañiz". Edita: Consejo de Protección de la Naturaleza de Aragón.
  • Dirección Técnica: Servicio de Educación y Sensibilización Ambiental. Gobierno de Aragón. "Medio ambiente en Aragón 2004". Edición: Gobierno de Aragón Departamento de Medio Ambiente.
  • Gracia Aísa, Carmen. "La flora de Zuera y sus Pinares". Editorial Prames, 2005

© Prames



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